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Thursday, April 28, 2011

Mac OS X fête ses 10 ans aujourd’hui

Au lendemain du départ de Bertrand Serlet, l’homme qui a participé activement au développement des OS pour Mac durant 14 ans, Apple fête les 10 ans de son système d’exploitation. Un dr?le d’anniversaire au go?t particulier.
C’est le 24 mars 2001 que MacOS X v10.0 a été lancé. Il ne s’agissait pas du premier OS d’Apple bien entendu mais du dixième majeur (d’où le ‘X’ dans le nom).
Basé sur un noyau unix, MacOS X a égrainé les noms de félins avec dans l’ordre : Cheetah (guépard), Puma, Panther (panthère), Tiger (Tigre), Leopard et Snow Leopard.
Une version développeur du prochain MacOS X du nom de Lion est disponible depuis un mois. La version emprunte des éléments de l’iOS et le code a été retravaillé afin de rendre l’OS beaucoup plus rapide.

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Thursday, April 21, 2011

Nokia présente Anna, une mise à jour importante pour Symbian - Yahoo! Actualité

Comme on peut le voir sur cette vidéo du futur smartphone X7 de Nokia qui en sera équipé, l'interface de cette mise à jour a été particulièrement retravaillée. Les effets d'animation ont été largement améliorés, la fluidité étant manifeste.
C?té fonctionnalités, Nokia a indiqué durant la conférence qu'Anna avait été développée sur la seule base des retours des utilisateurs. En clair : toutes les améliorations présentes sont des demandes adressées au constructeur. Cela inclut notamment :
- Un ensemble d'ic?nes remises au go?t du jour
- Des améliorations pour le clavier virtuel, notamment sa pleine utilisation en mode paysage
- Un navigateur web entièrement revu et annoncé comme trois fois plus rapide
- Une nouvelle version d'Ovi Maps, plus simple et affichant davantage d'informations
- De nouvelles options de sécurité
La meilleure nouvelle dans cette conférence est sans doute qu'il ne s'agit selon Nokia que de la première mise à jour d'une série prévue pour plusieurs modèles actuels. Anna concerne pour l'instant les N8, E7, C7 et C6-01 et sera publiée dans les mois qui viennent, sans plus de détails. Les futurs X7 et E6 en seront déjà équipés.
Nous reviendrons plus en avant sur les X7 et E6 dans une autre actualité.
?
Plus d'infos sur PCInpact.com
  • Nokia clarifie la situation sur Symbian : il n'est pas open source
  • Nokia présente des concepts intéressants de téléphones
  • Nokia prépare un évènement Symbian pour le 12 avril à Londres
  • Nokia Drop : votre navigateur communique avec votre téléphone
  • MeeGo 1.2 pour tablette : sources ouvertes et pre-alpha publique

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Thursday, April 14, 2011

Raoult sur la burqa - « Je ne veux pas d’un Parisistan »

Dans votre rapport, vous préconisez le vote d’une résolution sur le port du voile intégral. Puis, dans un deuxième temps, l’adoption de dispositions législatives pour l’interdire dans le service public (administrations, h?pitaux, écoles). Quel délai vous accordez-vous pour examiner la portée et l’efficacité de cette résolution ?
J’aimerais dire d’abord que cette résolution sera la première depuis 1958. Une résolution, c’est la détermination à défendre des principes et des valeurs. Nous souhaitons qu’elle soit votée par l’ensemble de l’Assemblée nationale. Face au voile intégral, il faut la république entièrement. Le port de ce voile est une pratique moyenageuse, contraire à la liberté des femmes, à la dignité de l’expression d’une foi. C’est aussi un problème pour la sécurité.
Combien de temps, donc, faudra-t-il pour mesurer l’efficacité de cette résolution ?
Il faudra entre trois et six mois. Ces femmes qui portent le voile intégral ne sont pas des Martiennes. Elles ne sont pas bien dans leur voile ou bien dans leur vie. Le phénomène n’est pas généralisé mais localisé. On va vite s’apercevoir si ces femmes qui portent actuellement le voile intégral ont compris le message. Si nécessaire, nous aurons à faire un effort d’explication supplémentaire. Convaincre et si possible, ne pas contraindre.
Le rapport met l’accent sur un effort de médiation auprès de ces femmes. N’est-ce pas là demander implicitement aux musulmans d’être les médiateurs ?
Ce n’est pas que nous le leur demandons. C’est eux qui nous le proposent. Récemment, le responsable de la mosquée Bilal de Clichy-sous-Bois, m’a dit : ? Tu sais, les musulmans d’ici veulent ressembler à tout le monde et ces femmes-là nous font ressembler au Moyen-age. ? Nous souhaitons bien évidemment que les six millions et demi de musulmans de France qui veulent pratiquer leur foi conformément à la république puissent nous donner la main. Mais en l’occurrence, nous ne sommes pas un pays où il y a des médiations communautaires. Et nous comptons aussi sur la médiation des maires, des travailleurs sociaux et de tous ceux et toutes celles qui sont en contact avec ces femmes. Mais lorsque ces femmes sont dans la rue, dans leur jardin ou dans leur cage d’escalier, là il y a un problème juridique de liberté religieuse et de liberté de circuler qui se pose, qu’il conviendra de mieux appréhender sur quelques semaines ou quelques mois par une consultation du Conseil d’Etat.
Appréhender quoi ?
Il y a chez ces femmes des motivations très différentes les unes des autres. Certaines portent le voile intégral parce qu’elles ont peur dans leur quartier. D’autres parce qu’elles ont une volonté de retourner, disent-elles, aux sources de leur foi. Nous souhaitons donc, de fa?on très pragmatique, faire des préconisations qui répondent à chacune de ces situations.
Le danger existe qu’avec la médiation que vous préconisez, vous fassiez porter aux musulmans un poids immense. En gros : la médiation a échoué, c’est de votre faute.
Vous m’avez écouté ? Je vous ai indiqué 1) une résolution, 2) une médiation, 3) des dispositions réglementaires, 4) des dispositions législatives. Il ne s’agit pas de recréer des situations qui verraient un imam prendre le parti pour la burqa ou, à l’inverse, le parti contre la burqa. Je dis qu’il faut qu’on s’y mette tous. Un maire qui voit entrer une femme avec le voile intégral dans sa mairie, doit pouvoir lui dire, non pas qu’elle risque une amende de 750 euros, mais ceci : ? Madame, vous venez chercher vos papiers, si vous retirez votre voile pour que nous puissions vérifier votre identité, vous les aurez. ? Nous ne proposons donc pas une pénalisation du port de la burqa en certains lieux publics, nous proposons que le service demandé soit lié à la vérification d’identité. C’est du bon sens, ce n’est pas de la répression. Si vous venez masquer avec un masque de Nicolas Sarkozy à l’intérieur d’une mairie, on ne pourra pas vous délivrer vos papiers. Il ne s’agit pas de se servir de la loi comme d’un baton, il s’agit de ne pas banaliser.
Quel est le calendrier des différents votes ?
La résolution peut intervenir tout juste après les élections régionales. Il faudra ensuite de un à trois mois pour que le Conseil d’Etat soit consulté et que toutes les préconisations réglementaires et de médiation que nous faisons se mettent petit à petit en place. On n’ira pas taper la nuit à la porte des femmes portant le voile intégral pour les réveiller, mais leur voisine de palier pourra leur dire : ? Ecoute, très franchement, avec ton voile intégral, tu poses des problèmes dans l’immeuble. Essaie de voir comment tu peux faire en sorte de le retirer quand tu vas au centre commercial ou chercher les enfants à l’école. ?
N’est-ce pas un peu illusoire de compter sur les vertus pédagogiques de la voisine de palier ?
J’ai l’habitude de dire à mes collègues de la mission parlementaire qu’un voisin ou une voisine de palier pourra être plus utile qu’un policier ou un huissier. Il faut d’abord faire un effort de conviction pour expliquer ce que nous voulons : non pas arracher le voile mais le faire tomber. Plut?t que d’interdire partout le port du voile intégral et de ne pas obtenir quoi que ce soit au niveau du Conseil constitutionnel ou de la Cour européenne des droits de l’homme, nous préférons des dispositions législatives ponctuelles, sur les transports, sur l’université ou encore sur l’h?pital, après que nous aurons demandé son avis au Conseil d’Etat.
Jacques Chirac s’est fait réélire en 2002 sur un programme sécuritaire. Bis repetita en 2007 avec Nicolas Sarkozy, après la crise des banlieues de 2005. Aujourd’hui, à quelques semaines des élections régionales, l’identité nationale et la burqa, qui mettent au premier plan les musulmans en France. L’UMP ne charge-t-elle pas trop la barque ?
J’ai vu ce que représentait l’apparition des voiles intégraux dans des quartiers. ?a fait peur aux gens. Le débat sur l’identité nationale, ce n’est pas moi qui l’ai suscité. J’étais ce week-end à Londres et j’ai vu ce que cela pouvait représenter dans un certain nombre de quartiers de se voir appeler Londonistan. Je ne le veux pas pour Parisistan ou Seine-Saint-Denisistan. Je sais aussi qu’un certain nombre de femmes qui portent le voile intégral le font sous la pression de leur compagnon ou de leur mari. J’ai rencontré à la mosquée des Omeyyades, à Damas, une Fran?aise de Marseille qui portait ce voile et qui disait ne plus pouvoir rentrer en France. Ce n’est pas l’UMP qui nous a portés à faire ce rapport. André Gérin, à l’origine de la mission parlementaire, est membre du Parti communiste. Il y avait aussi des socialistes dans cette mission de 32 membres. L’UMP contre les burqas, ce n’est pas un film qui va para?tre sur les écrans. Ce que je souhaite, c’est la république pour les femmes et pour les libertés.
Allez-vous passer à autre chose après la burqa ?
Oui, demain matin (aujourd’hui), je dirai devant mes collègues que la burqa, ce n’est pas l’alpha et l’oméga, que le voile intégral ne met pas la république en danger et qu’il y a encore beaucoup de problèmes qui se posent à la communauté musulmane de France : l’islamophobie, les carrés musulmans dans les cimetières qui font défaut, les protocoles alimentaires dans les écoles, et d’abord et avant tout, malheureusement, la discrimination à l’emploi. C’est la première fois que, dans le cadre de nos préconisations, sera proposée l’ouverture d’une mission d’information sur l’islamophobie dans notre pays. Il y a une population qui veut affirmer son droit à la ressemblance et non qu’on la tarabuste avec son droit à la différence.
Vous soulevez la question de la nourriture hallal dans les écoles. Souhaitez-vous que là où il y a une population musulmane, de la nourriture hallal soit proposée systématiquement dans les cantines scolaires ?
Oui, je suis pour que l’on respecte la diversité des religions ; oui, je suis pour qu’on n’impose pas de porc à celui qui n’en veut pas du fait de sa religion. Pour autant, je ne veux pas que ? la loi de la diversité ? s’impose aux autres. Il faut permettre le libre exercice de sa foi, mais il ne faut pas imposer la foi majoritaire. Ceux qui veulent manger du porc dans une cantine publique fréquentée par une majorité de musulmans ou de juifs doivent pouvoir le faire. Il y a dans ma commune, Le Raincy, huit protocoles alimentaires différents, pour des raisons religieuses et médicales.
La mission parlementaire sur le voile intégral n’en annonce donc pas une autre sur le port du hidjab…
Non, pourquoi y en aurait-il une ? Le port du hidjab est ? majoritaire ? dans de nombreuses communes de la Seine-Saint-Denis, et ?a ne me choque pas. En l’occurrence, c’est un respect d? l’expression que l’on peut avoir de son rapport à l’Au-delà. Mais masquer son identité, comme on le fait avec le voile intégral, c’est un phénomène nouveau. Il y a dix ans, il n’existait pas. Ce n’est pas un problème limité à la France. Il se pose en Europe, en Turquie, en Egypte. L’UMP ne s’en est pas saisi pour gagner les régionales.
Demain (aujourd’hui), lorsque vous prendrez la parole comme rapporteur, aurez-vous l’impression de vivre un moment historique ?
Très franchement, oui. Avec Julien Dray et Jean de Gaulle, j’ai voté contre la guerre du Golfe en 1991. Lorsque j’étais jeune assistant parlementaire, j’ai vécu un moment fort en écoutant le discours de Robert Badinter contre la peine de mort. Dans la vie d’un député, il y a des moments où l’on traite de problèmes de société. Là, c’est un véritable problème de société. Il y a un m?me de ma circonscription – on avait d? lui en parler – qui m’a dit que les femmes en voile intégral ressemblent à Belphégor. Eh bien, c’est ?a, ce que je veux éviter, c’est Belphégor pour nos quartiers.
Propos recueillis par Antoine Menusier

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Thursday, April 7, 2011

La confiture - Eric Woerth et le pot magique

Petit, quand je pleurais, on me consolait souvent avec une tartine de confiture. A l’abricot et à la fraise, ma préférée, jamais à l’orange amère. On prétend que se sont les Arabes qui ont apporté la confiture, en plus d’autres trouvailles, aux Européens. Pourtant, dans l’Algérie de mon enfance, l’industrie confiturière n’était pas très développée. Il n’y avait qu’une seule marque dans les commerces : Rouiba. Des bo?tes de conserve blanches ornées d’un dessin de fruit. Mais rien ne valait la confiture de ma mère. La seule à vrai dire que je mangeais. Les Rouiba n’étaient bonnes qu’à fixer les prothèses dentaires.
Je pouvais rester des heures à regarder ma mère faire des confitures. Etant alors trop petit, c’est elle qui se chargeait de tout. Dans mon souvenir, elle équeutait les fraises, les mettait dans une grande bassine en inox, puis les recouvrait de sucre. Le meilleur moment était à venir, lorsque, la cuisson touchant à sa fin, la confiture très chaude était prête à être versée dans des pots. J’entrais en extase : cette odeur de bonbon chaud, cette couleur rouge translucide m’alléchaient, tel le miel attirant l’ours. Je ne me souciais ni de la gamelle chaude ni de ma mère qui me chassait telle une mouche tenace et persistante. Face au bon pot de confiture encore chaude, la langue claque et le gourmand craque.
J’avoue que je suis un peu dur avec la confiture Rouiba. J’en mangeais quand même. A la fin du mois de Ramadan, au moment de l’a?de, elle était en rupture de stock. Et pour cause, le gateau sablé à la confiture présent dans chaque assiette de chaque foyer, en guise d’offrande, c’était de la Rouiba. On fr?lait l’overdose, et les dirigeants de cette entreprise d’Etat, eux, se frottaient les mains.
Le sucre est bien pour les enfants le plus efficace des sédatifs. Les parents d’aujourd’hui ont tout compris, ils lui ajoutent du fruit ou du chocolat comme on coupe son whisky d’eau pour ne pas se sentir coupables. Ils distribuent à profusion des Kinder et des Harribo à leur progéniture, qu’ils placent devant la télé. Les voilà en paix pour un dix minutes douches comprise. Le temps des tartines semble révolu. Couper le pain, aller chercher le beurre dans le frigo, ouvrir le pot de confiote, tartiner la marmelade pour la marmaille… Trop dur !
La confiture, maintenant, est l’affaire des grands enfants. En bo?te de nuit, des culbuteuses s’en tartinent l’épiderme. Des politiques en sont tout recouverts. Voyez Eric Woerth, le ministre du travail, il s’en est mis plein les doigts. Et plus il s’essuie, plus il l’étale. Comme dans la chanson des Frères Jaques, la confiture ?a dégouline, ?a passe par les trous d’la tartine…Blanc et Joyandet, on leur a même mis les plumes dessus. Les voilà lookés pour aller fumer le cigare avec les culbuteuses.
Ah… On est bien loin de l’enfance. Ces hommes ont tellement claqué de la langue devant la confiture, qu’ils ont fini par craquer eux aussi.
Malik Youssef
Le coin recette : Recette de confiture empirique des dames du Jura.
Chorba Boy décline toute responsabilité si vous vous plantez dans la recette.
Les ingrédients : poids de fruits, 2/3 tiers de sucre.
La préparation : dans une bassine à confitures à larges bords ? très important ?, y mettre dedans les fruits et le sucre. Laisser reposer toute la nuit. Le lendemain, faire cuire sur feu moyen. Quand le sucre commence à faire des bulles, c’est cuit. Recommander de ne pas dépasser les 3 kilos à la fois. Remuer, tout le temps à la spatule en bois et ne jamais écumer.
Bon appétit !

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Friday, April 1, 2011

C’est encore loin, l’Algérie

Un film documentaire sur l’Algérie dont le titre est ? La Chine est encore loin ?, peut sembler un peu incongru au premier abord. Néanmoins, la curiosité l’emporte et je me retrouve plongé dans ce qu’on peut appeler le trou perdu de la Creuse algérienne. Le réalisateur Malek Bensma?l a posé sa caméra à Ghassira, dans les Aurès, durant tout une année, et a suivi le quotidien des enfants du village. On est face à un véritable documentaire, sans voix off pour nous prendre par la main et nous dire quoi penser, le montage est posé et prend son temps, et la caméra s’attarde souvent sur les visages des enfants, captant les regards pleins de malice, de vie, de gène, et parfois de honte.
On les suit à l’école, on les voit s’amuser sur un terrain vague, ensuite récitant des sourates à l’école coranique, et puis c’est tout. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on a l’impression d’avoir fait un bond de plusieurs décennies en arrière, tant la modernité est aux abonnés absents dans ce village. Seule une irréductible antenne parabolique résiste, et encore, elle est du genre à être manipulée à la main pour changer de cha?ne !
La femme est également peu présente, mais la seule qui a souhaité s’exprimer devant la caméra vole en quelque sorte la vedette aux autres protagonistes, tant son long monologue de fin sur sa vie entière faite de sacrifices et de souffrances silencieuse nous met les larmes aux yeux.
Ce n’est pas une fiction, et on se le prend en pleine face. Le temps est suspendu à Ghassira, le passé hante le présent, on y découvre que la guerre d’Indépendance a débuté par un drame tragique qui s’est déroulé à l’école du village, et le monde moderne semble être une contrée lointaine. Ce passé est dévoilé au travers de témoignages des anciens. Arrive le twist du film : les instituteurs de l’école n’étaient pas au courant d’un drame qui s’était produit ici le 1er novembre 1954, considéré comme le signal de départ de la révolution algérienne, l’exécution de l’instituteur Guy Monnerot. La Chine n’est peut-être pas si loin que ?a, finalement.
Au début de l’année scolaire, les élèves filles avaient le visage découvert, mais la puberté est passée par-là entre-temps, et à la fin, on les découvre voilées. Le film s’achève sur le voyage de fin d’année, on sort enfin de Ghassira, découvrant une Algérie moderne, pleine de ressources naturelles. Toute la classe se retrouve à la plage, les gar?ons les pieds dans l’eau, et les filles s’échangeant des recettes de cuisine sur le sable fin.
Le traditionalisme et le nationalisme ont encore de beaux jours devant eux à Ghassira. Je ne sais pas si j’ai vu un film optimiste ou pessimiste sur cette jeunesse de l’Algérie profonde, mais en tout cas, j’ai découvert des personnages attachants et une partie de l’histoire contemporaine de ce pays qu’on ne trouve pas dans les livres d’histoire de terminale. ? La Chine est encore loin ?, c’est un peu ? Entre les murs ? à Ghassira, et ?a devrait suffire pour vous convaincre à aller voir le film, d’autant plus que les documentaires sur l’Algérie sont une denrée rare.
Arnaud Huynh
La guerre contre les Fran?ais : horizon indépassable
? Recherchez le savoir, jusqu’en Chine s’il le faut ?, dixit Le Prophète Mohamed. Cette citation introduit le film ? La Chine est encore loin ?. Ce documentaire sur l’Algérie contemporaine est un mélange de mémoire, de révolte, de combat pour l’indépendance, de langues qui s’entrechoquent, de présent. Le 1er novembre 1954, un couple d’instituteurs fran?ais et un ca?d algérien sont victimes d’une attaque meurtrière près d’un village de l’est algérien. Cet acte marquera le début de la guerre pour l’indépendance algérienne.
La qualité de l’image m’a laissé croire qu’il s’agissait d’images anciennes, mais non. Le réalisateur a posé sa caméra 50 ans après l’attaque, à Ghassira, petit village chaoui qui vit encore loin de la technologie et des appareils high-tech de notre France. On aurait pu se dire que la France a laissé là des traces, mais non, hormis dans les souvenirs des villageois ou dans les cours de fran?ais enseignés à l’école.
En regardant ce film, je pensé aux histoires que ma grand-mère algérienne me racontait : la guerre, l’indépendance, ce qu’elle a d? faire pour échapper aux mains sadiques de certains militaires fran?ais et d’autres choses horribles dont elle a été témoin. C’est probablement la raison pour laquelle des personnes dans le film expriment par des dessins notamment cette haine envers les soldats fran?ais. Ma grand-mère est originaire des Aurès, région où se trouve Ghassira et elle m’a toujours dit que là-bas, c’est le désert, qu’il n’y a pas grand-chose à faire. Je n’ai jamais été en Algérie mais ce que j’ai vu dans le film correspond parfaitement à ses descriptions ainsi qu’à celles que m’a faites ma mère.
Ce film est un excellent documentaire prouvant qu’au 21e siècle, des méthodes artisanales voire archa?ques perdurent quelque part dans le monde. Que des jeunes enfants peuvent répéter les avis de leurs parents même s’ils n’ont pas vécu les massacres de naguère, et surtout que la France, c’est pour certains une honte et pour d’autres, un rêve…
Inès El Laboudy
Des automates et des perroquets
Un générique en trois langues (arabe, berbère et fran?ais) nous emmène dans un paysage rempli de désert. On suit un homme. Un peu comme dans ? Bagdad Café ?. Dans la chaleur, il marche sur le bord d’une route qui conduit au village (Ghassira) : du sable, des batiments inachevés ou à l’abandon, quelques ruines. On ne sait pas si c’est une fiction ou un documentaire historique qui revient sur l’indépendance de l’Algérie.
Ni l’un ni l’autre. Direction l’école. La caméra est immergée chez des enfants d’une classe de 6e (ce qui correspond au CM2 en France) dans les Aurès, et filme les cours de mathématiques, d’arabe et de fran?ais. Elle nous montre aussi l’école coranique, où vont les élèvent quand ils sèchent l’école, les rackets et les amitiés, la préparation de l’examen de la fin de l’année, Rachida la femme de ménage de l’école, et l’ennui, le temps qui passe, cette impression que depuis l’indépendance rien ne bouge.
C’est l’Algérie d’aujourd’hui, du moins celle d’un bled perdu. Les professeurs enseignent le programme tels des automates, les enfants répètent comme des perroquets, peu importe qu’ils comprennent la matière ou non. Lors du cours sur l’indépendance de l’Algérie, l’instituteur recueille les témoignages des élèves qui racontent comment leur famille a vécu la guerre d’indépendance. Une première transmission, familiale.
Le cours fait office de deuxième transmission, officielle et institutionnelle. Les instituteurs rencontrent les vétérans qui racontent 1954, le meurtre de l’instituteur et du ca?d, la femme de l’instit blessée, des anciens élèves témoignent. Les ma?tres d’école, transmetteurs de l’histoire officielle, rencontrent les acteurs historiques, incarnation de l’histoire fondatrice. C’est à ce moment que l’on saisit l’ampleur de l’ignorance. Ignorance, refus de voir. L’Algérie, indépendante depuis 1962, semble être ce personnage errant du début du film. Figée dans le programme officiel, aveugle à elle-même, à ce qui constitue sa culture identitaire et sourde aux besoins de perspectives de sa population.
Malek Bensma?l (photo) a réalisé un film d’un peu plus de deux heures, en 35 mm, qui représente deux ans de préparation, six mois de repérage dans plusieurs écoles de la région, un an de tournage à différentes périodes de l’année scolaire, 150 heures de rushs, deux ans de montage. On n’évoque même pas le budget, encore moins le retour sur investissement : Philippe Avril, le producteur en France, confie que ? c’est une catastrophe. Notre erreur a été de croire qu’on recevrait l’intégralité des financements algériens, et pourtant il a fallu terminer le film. ?
La demande de visa d’exploitation a été déposée auprès des autorités algériennes. En attendant la réponse, il est possible de voir le film à Paris, Ivry (le 19/05, séance unique), Bobigny (le 26/06), La Courneuve, Aubervilliers (12/05), Saint-Denis (16/05), Boulogne (12/05) et Arcueil (19/05). Et dans le reste de la France.
Juliette Joachim

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